mardi 7 octobre 2008

INQUISITIONS

Biskra : Six personnes condamnées pour non-respect du Ramadhan

Six individus ont été condamnés par le tribunal de première instance près la cour de Biskra à quatre ans de prison ferme assortis de 100 000 DA d’amende chacun pour « non-respect d’un fondement de l’Islam, le Ramadhan », selon le chef d’inculpation retenu par le juge. C’était la veille de l’Aïd, dimanche 29 septembre.


Si la chose passe inaperçue chez la plupart des Biskris et fait même l’objet d’un consentement en ce qu’elle représente l’occasion de donner l’exemple et de redresser le tort causé aux sentiments religieux de la population, des points de vue juridique et politique, elle risque de constituer une autre violation des droits de l’homme qui vient ajouter une louche à la campagne de moralisation culminant après l’affaire Habiba K., de Tiaret, et la levée de boucliers contre une soi-disant campagne d’évangélisation qui viserait l’Algérie.Selon la version officielle, 27 personnes, dont 2 mineures, ont été surprises et ensuite arrêtées dix jours auparavant par la police au jardin public Djenane El Beylek en train de manger pendant la journée.

Tous ont reconnu les faits avant d’être obligés de signer des décharges exprimant leurs regrets, après quoi ils ont été relâchés. Six autres individus, âgés entre 30 et 50 ans, ont été arrêtés en flagrant délit le même jour, en train de jouer aux cartes et en possession de denrées alimentaires qu’ils consommaient en plein jour et en plein centre-ville, dans un coin, près du cercle du club de football de l’US Biskra. Pour le citoyen lambda, c’est un sacrilège puisque le musulman n’est pas censé manger avant la rupture du jeûne prévue chaque jour du Ramadhan à l’appel de la prière du maghreb. En revanche, compte tenu de la constitution algérienne et de la loi qui en découle, il n’est mentionné nulle part que les citoyens « confondus » dans pareille situation doivent subir des peines.

Selon un spécialiste du droit algérien, l’acte pour lequel ces personnes ont été condamnées ne tombe sous la force d’aucune qualification pénale. Il s’agit d’une première dans les annales judiciaires, affirme-t-il, sachant que la constitution, notamment dans son article 36, garantit la liberté de conscience et la liberté d’opinion. « Le seul cas où des actes pareils sont incriminés a été introduit dans le Code pénal à travers les amendements d’Ahmed Ouyahia en 2001 et concerne exclusivement l’acte journalistique », ajoute notre source. Il s’agit de l’article 144 bis2 qui, sous l’intitulé « Outrage et violence contre les fonctionnaires et les institutions de l’Etat », stipule : « Est puni d’un emprisonnement de 3 à 5 ans et d’une amende de 50 000 DA à 100 000 DA quiconque offensera le prophète ou l’un des envoyés de Dieu ou dénigre les dogmes ou les préceptes de l’Islam, que ce soit par voie d’écrit ou de dessin, de déclaration ou tout autre moyen.

Les poursuites sont engagées d’office par le ministère public. » A partir de là, c’est la qualification même du délit qui a été faussée au départ. Le fait de ne pas jeûner n’est pas reconnu comme crime ou délit par le législateur algérien, ajoute notre source, bien plus que cela, la loi divine elle-même ne prévoit pas de pénalité sévère et même le régime des taliban n’est pas aussi strict. Me Boudjemaa Ghechir, président de la Ligue algérienne des droits de l’homme (LADH), considère de son côté que « l’interprétation du juge de l’esprit de l’article 144 bis2 n’est pas juste ». Et d’ajouter : « Ces personnes ont été condamnées pour s’être moquées d’un précepte de l’Islam, alors que rien ne prouve qu’il s’agissait de moquerie. »


el watan 06/10/2008


ps:sans commentaire !!!!!!
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"Est-il indispensable d'être cultivé quand il suffit de fermer sa gueule pour briller en société "
Desproges


Deux militaires algériens, âgés de 21 et 22 ans, arrêtés en flagrant délit de « non respect du Ramadan », viennent d’être condamné à de la prison ferme par un juge du tribunal de Guelma. Poursuivis pour « atteinte aux valeurs de la religion » et accusés de « manque de respect à l’islam », ils ont été condamnés l’un à six mois de prison ferme et d’une amende de 30.000 dinars et l’autre à six mois de prison avec sursis, et d’une amende de 30.000 dinars également.
Selon le quotidien algérien « Ech-Chorouk » qui rapporte l’information les deux militaires avaient été arrêtés le 3 octobre dans la matinée, à proximité de la caserne située au centre ville de Guelma. Devant les juges, les deux accusés ont reconnu avoir fumé en pleine journée de jeûne, donc d’avoir manqué de respect et d’avoir porté atteinte à l’islam. Le premier accusé a justifié son geste par son état de santé qui l’a obligé à se nourrir, le second a articulé sa défense autour du fait qu’il devait rejoindre sa caserne d’affectation, située à Batna, à plus de 80 km de là. Il pensait que « le jeûne n’était pas ainsi indispensable, en prévision de son voyage ». Le Parquet avait requis une peine de deux ans de prison ferme pour les deux coaccusés, et une amende de 50.000 dinars chacun. La défense a réussi à réduire ces peines., du 9 octobre 2007, , deux militaires algériens. Le premier, âgé de 22 ans, était poursuivi pour « port d’arme blanche sans permis » et pour « atteinte aux valeurs de la religion ». Il a hérité de six mois de prison ferme et d’une amende de 30.000 dinars. Le second, âgé de 21 ans, accusé de « manque de respect à l’islam », a été condamné à six mois de prison avec sursis, et d’une amende de 30.000 dinars également.
« L’Etat contribue à l’islamisation rampante » commente le site MediArabe Info à propos de cet épisode. « Cette sévérité des sanctions intervient alors que le pays connait une islamisation systématique des mœurs, accélérée par le président Bouteflika qui caresse les islamistes, qui leur tend la main et qui multiplie les gages à leur égard. Après avoir opté pour la clémence vis-à-vis des terroristes qui se rendent, et après avoir généralisé l’enseignement islamique, désormais obligatoire au baccalauréat dès la rentrée 2008, Bouteflika a lancé le projet de construire la troisième plus grande mosquée au monde après celles de la Mecque et de Médine (pour certains, il s’agira de la quatrième plus imposantes après celle construite récemment aux Emirats arabes unis). Cinq bureaux d’architectes internationaux ont déposé leur projet et Bouteflika doit trancher avant la fin du Ramadan. La Grande mosquée d’Alger, destinée à marquer l’histoire de l’ère Bouteflika, coûtera plus de 3,5 milliards de dollars. Elle sera dotée d’un minaret de 300 m. de hauteur, un centre culturel et des salles de conférence. Cet édifice pourra accueillir au total 120.000 fidèles. Certains Algériens regrettent que ces fonds ne puissent financer des logements ou des infrastructures indispensables, alors que le pays manque cruellement d’habitations et où le chômage atteint des taux inquiétants, et où la pauvreté ne cesse de s’étendre... »
K.L.

*** n'a t'en pas le droit de ne pas être croyant tout court? et pourquoi cette "notion" de moquerie? pour ma part je ne m'en moque pas, je n'y crois pas tout simplement. L'islam s'est introduit en Afrique par minorités et par l'invective et l'inquisition (l'épée donc le terrorisme il s'est imposé aux populations locales facilement influençables)

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